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Des éléments climatiques tels que le degré de nébulosité ou la quantité de précipitation sont en revanche difficilement prévisible de façon exacte. Une marge d'erreur de 20% pour les prévisions de nébulosité par exemple est hélas très rarement améliorable, sauf par temps très constant.
Une prévision est d'ailleurs rarement complètement juste ou fausse : il y a 12 grandeurs metéorologiques prévues par jours qui peuvent chacune montrer oui ou non des fautes inacceptables. La faute absolue (différence entre mesure et prévision) est souvent la conséquence d'une inexactitude dans le timing du passage d'une perturbation par exemple. Selon les expériences, il semble que le climat a de plus en plus tendance d'évoluer encore plus souvent que les prévisions (ordre de grandeur de 5.5/10). L'inverse est beaucoup moins courant (plutôt 1 fois sur 10).
Le modèle METEOCLIMAT calcule un index de variabilité en comparant les prévisions des journées précédentes avec les prévisions actuelles.
Une forte variation montre une grande inconstance dans l'évolution du modèle sur ordinateur ou indique des situations limites.
Cet index semble donc être une mesure approximative pour estimer la fiabilité de la prévision.
En fait, l'index de variabilité est interprêté ici comme prévision de fiabilité.
Globalement, la fiabilité de la prévision diminuera aussi selon le délais de la prévision. Les prévisions de plus d'une semaine à l'avance sont en général trop peu fiable pour être utilisée dans la pratique, excepté lors de situations atmosphériques très stable.
Cet index expérimental tient compte de façon provisoirement insatisfaisante de l'effet du délais de la prévision cité ci-dessus sur la fiabilité de la prévision. Il faut tenir compte également du fait que la fiabilité de la prévision diminue quand deux modèles numériques sur ordinateur (ECMWF et MRF) aboutissent à des différences considérables. La fiabilité de la prévision est alors momentanéement calculée de façon insuffisante.
Le lecteur attentif peut fixer son regard sur des phénomènes saisoniers généraux qui sont difficilement prévisible (et donc d'une faible fiabilité) :deux exemples concrets sont les quantités de précipitations spatialement capricieuses pendant l'été par temps orageux et les différences marquantes du temps avec les pluies et le dégel par rapport à des périodes de gel et de neige pendant l'hiver où la température frise le zéro.
Dr. Walter Boon -Service Pédologique de Belgique
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