
QUIZ : Quelle est la quantité totale de dioxine présente dans le lot de graisse contaminée de l'usine Verkest ?
Il est évidemment plus facile de parler de 17 % des élevages bovins, de 40 % des élevages de porcs et de 12.400 producteurs interdit de commercialiser que de se poser la question de la portée réelle de la comtamination.
C'est d'ailleurs la question que commence à se poser de nombreux agriculteurs belges. En l'absence d'information objective sur le sujet. Il faut bien se reposer sur des hypothèses. Les normes de recommandation de l'OMS, sont pour le lait de 1 picogramme par gramme de matière grasse. (Le lait à une teneur d' environ 4 % de matière grasse).
Mais un picogramme cela représente qu'elle quantité ?
1 Picogramme (pg) = 0,000.000.000.001 gramme
Soit 1 millionième de 1 millionième de gramme
En prenant l'option maximaliste c'est à dire que ce sont non pas les 92 tonnes de graisses mais les 1040 tonnes d'aliments pour bétail qui contenait des concentrations de dioxine de 150 à 1500 fois supérieur le seuil maximum autorisé. Soit en moyenne 825 fois. La quantité totale de dioxine qui a provoqué le boycott des produits européens par les Etats-Unis et l'Egypte. Le blocage des produits belges dans toute l'Europe et pratiquement dans le monde entier est de :
1.040.000 * 825 * 0,000.000.000.001 =
0,000858 grOn parle ici de teneur relevée dans les aliments pour le bétail Cette première quantité une fois utilisée dans la chaîne alimentaire est encore diluée avec d'autres aliments. Comme l'argumente très bien l'industrie laitière.
Le consommateur (l'agricullteur en est un étalement) a le droit à une alimentation non seulement de qualité mais saine. Les normes d'hygiène et les teneurs en résidus sont de plus en plus strictes. Nombre de producteurs ont renoncés à toutes transformations de leurs produits devant les investissements demandés pour se conformer aux normes d'hygiènes.
Le secteur sait pourtant prendre des mesures d'assainissement et de contrôle, un exemple fut le retrait de lots de poire présentant des taux anormaux d'un produit phytopharmaceutique destiné à la régulation de la mise à fruit. Tous les produits à base de ce régulateur ont été interdis dans cette culture.
Mais le consommateur a le droit également à une information de qualité. Les médias n'auraient--t'il pas dû dès le départ informé le public de cette première réalité. Avant de verser dans la sensation.
Dans les campagnes on se demande également pourquoi on parle précisèment de cette affaire de dioxine qui ne concerne cette fois que la Belgique alors qu'en 1998 l'Union Européenne fit procédé au retrait du marché et à la destruction dans les 15 états membres des pulpes de citrus d'origine brésilienne contaminées à la dioxine. Ces pulpes de citrus étaient également destinées à l'alimentation animale. On parle, rien que pour la Région wallonne de 8.000 tonnes qui resteraient à détruire. Les mesures ne se sont aplliquées qu'à la seule pulpe de citrus.
On se demande pourquoi les mesures d'interdiction ne concerne que la Belgique et pas également la France et les Pays-Bas.
On a également l'impression que le secteur est complètement mis de côté, voire abandonné. Aucune mesure concrète d'indemnisation n'a été abordée ou la participation de l'Europe comme dans le cas de la vache folle en Angleterre.
On s'étonne également de l'absence de contrôle de matière aussi sensible et aussi de leur origine, lorsqu'on connaît les contrôles permanent qui sont exercés dans un secteur comme la production de semences.
On aura par exemple pas beaucoup vu et entendu d'explication venant de la fédération belge des fabricants d'aliments de bétail. On peut se demander si ce défaut de communication qu'on impute au gouvernement belge et au premier ministre en particulier n'a pas son origine justement auprès de cette fédération. On peut en effet s'étonner et on s'étonnait que la liste communiquée sur le site internet du gouvernement ne concerne qu'une trentaine d' agriculteur fournis par une des firmes les plus importantes de Belgique. Cette petite erreur une fois corrigée (la fraude fiscale dans le secteur étant reconnue par les ministres concernés) des milliers d'agriculteurs sont venus s'ajouter à cette première liste. Tout l'enjeu de la crise s'est peut-être bien situé là. Surtout qu'en période d'élection le gouvernement ne sait plus tenir d'engagement. Apparemment l'industrie a craqué, grâce à l'Europe ? Où grâce à des promesses ?
Cette contamination à la dioxine est cependant synonyme d'une grande frustration, pour tous ceux qui ont le soucis de développé une agriculture de qualité, et il serait faut ici d'opposer un type d'agriculture à un autre. Comment retrouvé la confiance acquise après de nombreuses années de patiences ?
C'est un nouveau défi. Et le site Agris veut le relever, car il est un point de rencontre idéal entre la profession et le public. Nous vous y invitons tous à y participer.
Thyrion Dominique
Webmaster.